ACTUS - ARCHIVES 1er Semestre 2006

Pôle, victoire, meilleur temps en course…

"Jamais deux sans trois." C’est en tous cas ce que dit le proverbe. Et donc, après mes victoires de Nogaro et du Vigeant, me voici, ce dimanche 18 juin, avec au compteur une troisième victoire consécutive à Ledenon, obtenue cette fois avec la manière et sans discussion possible. Si seulement mon coéquipier Cyril Carillo avait mangé un peu plus le midi, il aurait fini second et m’aurait permis d’avoir 9 points d’avance et non 5 sur mon poursuivant direct, Matthieu Lussiana ! En effet, Cyril a malheureusement été déclassé, il lui manquait 400 grammes sur la bascule FFM.
Présent sur le circuit dès le jeudi, j’ai d’entrée de jeu confirmé le déclic qui avait commencé à prendre forme au Vigeant (dépassement de Matthieu dans le dernier tour), puis à Albi lors d’essais privés et c’est ainsi que dès le jeudi, j’améliorais tout de suite mes temps de l’an passé de près de deux secondes.
Ensuite, ça été moins brillant puisque j’ai été victime de quelques ennuis mécaniques, le vendredi et le samedi me privant totalement de la seconde séance chrono, il n’empêche, en roulant en 1'28''4, durant la séance du matin, j’ai un peu assommé la concurrence en roulant plus vite que Matthieu Gines l’an dernier et reléguant le second, mon coéquipier Cyril, à plus d’une seconde.
Mon adversaire direct pour le titre est quant à lui quatrième, mais toujours sur la première ligne.
Tout se présente donc bien pour la course. Nicolas Dussauge est très content de mettre pour la première fois de la saison, ses deux pilotes aux deux premières places, surtout après toutes les galères techniques du week-end.
La course se déroule comme prévu, malheureusement un drapeau rouge viendra stopper nos efforts au 10ème tour, suite à la chute d’Alexis Michel qui était en train de remonter comme une balle sur Matthieu Lussiana, pointé quant à lui à plus de 10 secondes de la tête. C’est la course.
Voilà, la saison française est maintenant presque terminée, il ne me reste plus qu’Albi, pour, j’espère, concrétiser tout ça. La deuxième place me suffira mais je viserai, bien sûr, une place plus haut !
Je tiens à remercier toute l’équipe qui a fait un énorme boulot ce week-end, Nicolas qui m’a toujours soutenu et fait confiance et avec qui le "feeling" passe de mieux en mieux, Cyril qui a réalisé son travail en course à la perfection et qui n’a malheureusement pas été récompensé, Michel Escudier qui a bien aidé l’équipe pour me faire rouler Dimanche (mon moteur a cassé le samedi après-midi et on manquait de pièces) et tous les gens qui m’ont encouragé ce week-end…
Rendez-vous dans 15 jours !


On remet les pendules à l'heure...

Le Vigeant, 4ème épreuve du championnat de France Open...L'an dernier, ca s'était plutôt mal terminé puisque j'avais passé ma nuit au CHU de Poitiers, service pédiatrie, suite à une mauvaise chute qui m'avait valu un petit trauma cranien...
Je touche du bois pour que la roue tourne enfin et que le Vigeant m'apporte un second succès de la saison.
Tout démarre assez bien puisque, même si je roule moins vite que l'an passé, j'obtiens ma première pôle de la saison, juste devant Alexis Michel qui a l'air d'avoir retrouvé son rythme.
Je surveille de près les perfs de Matthieu Lussiana car, vu comme ça se présente, le titre se jouera, à moins d'un retrounement de dernière minute quasi incroyable, entre nous deux. Et au Vigeant, Matthieu semblait moins à l'aise mais il part quand même de la 1ere ligne et prendra un très bon départ.
Toute la course aura été une grosse baston à trois, Alexis, Matthieu et moi. car on s'est doublé pas mal de fois.
Dans le dernier tour, j'ai finalement l'avantage à quelques virages de l'arrivée et l'emporte sur Matthieu, de quelques centièmes. La revanche du GP de France puisqu'au Mans, Matthieu m'avait précédé pour la qualif de 9 centièmes.
A choisir, je préfère quand même cette première place car ça me relance bien pour le titre.
Du coup, on se retrouve comme au début du championnat, à égalité parfaite, 81 pts chacun.
Reste plus que Lédénon et Albi, et là encore, il faudra gagner.
Une chose est sûre, on est tous les deux très motivés pour ce titre et pas grand chose ne nous sépare.
Je suis optimiste, sur 4 courses, je finis 3 fois devant, suffit que je continue sur ma lancée et que la chance ne me joue pas un sale tour.
Mon coéquipier Cyrille Carillo a eu un ennui mécanique ce week-end, personne n'est à l'abri...
Petite pensée pour Sébastien de Rosa (premier vainqueur de la coupe Conti) et Guillaume Dietrich qui ont lourdement chuté en 1000.
Prochain rendez-vous, Lédenon (pas mon circuit préféré!) les 17/18 juin.
En attendant, je retourne au Lycée ou ça sent sérieusement la fin puisqu'on arrive dans la période des examens. Normalement, je passe en première S, et je vais en profiter pour prendre pas mal de cours particuliers pour rattraper le retard dû aux absences de mai. Nogaro, le Mans, et Le Vigeant, quasiment dans la foulée, ça fait un paquet de jours dehors...


009

Il y avait James Bond 007, maintenant il y a, Clément Dunikowski 009...C'est le surnom que m'a donné Nicolas Dussauge après ma première expérience en Grand Prix... Je sais, j'ai pas été qualif (pour en fait, 0,091 seconde soit 91 millièmes !), j'ai pas eu trop le moral sur le coup, mais bon, faut savoir prendre ça du bon coté. Si j'avais donné un petit coup de rein, comme on dit, j'étais qualif. Je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi même.
Le chrono (le fameux juge de paix) a décidé que je ne méritais pas de prendre le départ. Respect à lui.
Un peu comme à Nogaro où mon adversaire a été bien chanceux de pouvoir repartir après sa chute (même pas un levier cassé), ce qui m'aurait permis de rentrer à Albi avec 15 points d'avance et non avec 5 points de retard, je n'ai aussi pas eu beaucoup de chance lors de mon premier GP car il est vrai que si la FIM avait homologué le circuit pour 45 pilotes et non pas pour 40, comme ça a été fait, et bien j'aurai pu rouler car j'avais fait un temps suffisant pour être qualif, les fameux 107% de la pôle position.
Avec des si, Randy aurait fini sur le podium, Mike les aurait atomisés et Jules aurait marqué ses premiers points.
C'est vrai qu'en gros, ce GP de France, ce fut pour tous les français, un vrai week-end de m.... A part peut-être pour Sylvain qui a appris qu'il serait pilote essayeur en Moto GP dans le team Tech 3! Bravo à lui! Il le mérite amplement.
Alors, positivons, ce sera plus constructif.
L'heure est donc à l'analyse, la première étant que ce fut une énorme leçon d'humilité, et une chance incroyable de s'autoévaluer par rapport au gratin mondial.
Si on regarde la feuille des temps, les 4 français Wild Card finissent "dans un mouchoir" en queue de classement, à 2 secondes du dernier pilote permanent classé !
C'est dire qu'il y a du boulot et que le niveau français en 125 a pas mal de retard par rapport à celui des GP. A titre de comparaison, Bradley Smith, cador du championnat d'Espagne l'an dernier, n'a jamais marqué de points lors de ses 5 premiers GP et finit dans les 25ème.
Ca veut dire en clair que ce n'est plus possible, à moins d'être un surdoué génial, (c'est pas mon cas!) d'être d'entrée de jeu dans les 10 du championnat. C'est envisageable de faire un coup d'éclat une fois, comme Alexis l'avait fait l'année dernière à Assen, mais toute une saison, la pression est telle, les efforts à déployer son tels, que le mur est trop haut à franchir. Il faut du temps et beaucoup de travail.
En ce qui me concerne, je sais vraiment ou il faut que je m'améliore. Le plus gros de mes progrès, je dois les faire dans ma technique de pilotage. Plus facile à dire qu'à faire...
Comme me l'a dit Mike Di Meglio, il faut que j'accepte de me faire peur, pour pouvoir: freiner plus tard, accélerer plus tôt et plus longtemps, être plus vif dans les enchaînements. Ce que je sais faire est suffisant pour prétendre à être champion de France, mais c'est très loin des exigences de dépassement de soi exigées par le monde des GP.
En fait, pour faire une perf en mondial, il faut d'abord une technique irréprochable, ensuite un mental à toute épreuve (celui qui fait que même en cas de coup dur, on ne baisse pas les bras et on continue à tourner la poignée dans le bon sens!), un bon physique (mais bon, Pedrosa avec ses 40 kgs et son mètre 60 a prouvé que ce n'était pas fondamental), un bon team (là, j'ai pas à me plaindre!) et un peu de chance. Rossi et Bautista en ont bien manqué ce week-end au Mans! Ils étaient les meilleurs mais ils n'ont pas gagné....
J'ai quelques jours pour méditer tout cela, je reprends la route du Vigeant mercredi pour entamer la seconde moitié du championnat de France. Il faut absolument que je gagne pour mériter la confiance de la FFM et faire en sorte de garder toutes mes chances pour le titre, mon objectif prioritaire cette année.
Encore une fois merci à la FFM pour m'avoir accordé cette wild card, à tout le team qui a fait bien des efforts peu récompensés, à mes parents et à tous ceux qui continuent à distance, ou sur le terrain à me soutenir et à me témoigner leur affection.
Plus de photos...


Ca fait plaisir !

Et oui, ça fait du bien une première victoire dans ce championnat Open. Surtout après la très mauvaise passe que je venais de traverser ce dernier mois. Monter sur la première marche du podium, ça ne m'était pas arrivé depuis ma victoire en Coupe Caja Madrid à Alméria, en 2004... Il y a bien eu les victoires en championnat Cadet, mais ce n'était pas au scratch.
Donc, en clair, j'ai remonté une partie de la pente et j'ai repris de la confiance.
Je vais en avoir besoin lors de mon prochain rendez-vous, le GP de France au Mans. Mais, là ce n'est que du bonheur, la pression sera toute autre...
Quand j'y pense, c'est quand même pas mal de disputer, même en wild Card, un GP dans son pays. Je ne sais pas comment ça va se passer mais je vais tacher de tout positiver au maximum. C'est pas tous les jours que ça arrive, surtout à 15 ans, ce qui va faire de moi le plus jeune pilote français de tous les temps à participer à un GP. Il est loin le temps du Minibike et de la coupe Conti...
Pour en revenir à cette troisième manche de l'Open qui se déroulait à Nogaro, j'avais pas mal de pression, car après le faux pas de Magny-Cours et la désillusion anglaise, l'objectif était de gagner la course de Nogaro pour garder des chances de titre.
Aux essais, je me mets dans le rythme progressivement, améliore mes temps à chaque sortie sans trop forcer. Je rentre finalement en première ligne avec le quatrième temps, à une seconde de Matthieu. J'en suis plutôt satisfait.
Dimanche, la piste est encore mouillée, et au départ, je suis prudent. Matthieu en profite pour prendre le large. Je cravache et remonte sur lui en 3 tours. Arrivé dans sa roue, Matthieu commet une petite faute derrière les stands, et fait une petite chute dans les graviers. Et me voilà en tête avec 15 secondes d'avance car derrière, Lougassi a décroché. Alors là, vu qu'il restait encore 10 tours, tout se passe dans la tête, il a fallu gérer mon avance. Bien panneauté par le team, je me suis concentré sur chaque virage, l'essentiel étant pour moi de remporter l'épreuve, surtout de ne pas faire de faute. Matthieu, couteau entre les dents, limite la casse, remonte un a un les poursuivants et finit à 3 secondes, derrière moi.
J'ai le sourire, le moral revient, les sensations aussi. Merci à tous les membres du team FFM de toute l'aide qu'ils m'ont apportée durant ce week-end, Nicolas, Tiziano, Romuald, Erwan, Patrick, Nonosse, Florian et sans oublier Alain, ça fait du bien de se sentir soutenu quand on est au fond du trou.
Je retourne à Albi en compagnie de Sébastien Masias, le responsable régional du centre des sportifs de haut niveau, venu lui aussi m'encourager. Lundi, c'est repos et je reprends les cours dès mardi. Ensuite, direction le Mans dans 15 jours pour le GP, puis c'est le Vigeant dans la foulée.


La pause tombe à pic...

Après ma déconvenue de Magny-Cours (j'ai roulé en 1,57 en course sur le sec, alors que l'an passé, j'avais fait 1,54)et ma contre perf de Donington, (je finis 13ème, à plus de 6 secondes de mes temps de l'année dernière) l'heure est venue pour moi de faire un petit bilan.
Comme le disait Alberto Puig, le mentor de Pedrosa, dans un article publié il y a quelques temps dans Moto Revue: "la moto est un sport mental"....
Et donc, si le mental ne va pas bien, rien ne va.
Et c'est ce qui m'arrive en ce moment.
J'ai eu beaucoup de mal à surmonter les soucis techniques qui ont émaillé de façon récurrente mon début de saison et qui ont perturbé le fonctionnement du team, et moi même par ricochet...
J'ai perdu confiance, j'ai eu peur de mal faire.
Tout cela mélangé ne donne rien de bien bon. Ajoutez l'éloignement familial, y compris pour les compétitions, le stress et la pression liés à une certaine obligation de résultat et au fait que jusqu'à présent, je n'ai jamais été confronté à de telles difficultés, et bien je me suis retrouvé totalement la tête sous l'eau.
Quand on a que 15 ans, et que jusqu'à présent, tout dans ma vie a roulé un peu comme sur.... des roulettes, ça m'a fait rudement du mal, j'ai eu l'impression que tout s'écroulait autour de moi.
D'autant plus que j'ai vraiment décidé de mettre le paquet dans la moto.
Dans ce sport, à partir du moment où l'on dépend de structures, l'obligation de résultat coule de source pour pouvoir prétendre à continuer. Et ça, il faut bien l'admettre.
On peut avancer toutes les excuses du monde, le seul verdict, c'est le chrono qui le donne.
Tout cela m'a considérablement perturbé...
C'est un monde sans pitié, je crois même que c'est ce que Mike a déclaré sur le site GMTOpen qui disait: "Ceux qui veulent aller en GP ne savent à quoi ils s'attendent!"...
Les vacances qui arrivent vont me faire beaucoup de bien.
Je suis sûr que ca ira mieux à Nogaro. En tous cas, je ferai tout pour.


Magny-Cours: week end à oublier...

Les week-end de course se suivent mais ne se ressemblent pas, en tous cas pour moi. Alors que tout avait très bien marché au Mans, à Magny-Cours, ce fut un peu plus difficile.
Vendredi, pluie. Je chute à chacune des deux séances.
Samedi, première séance qualif, il ne pleut pas mais la piste est très mouillée, je me retrouve au septième tour dans le bac à gravier sans trop comprendre ce qui m'arrive une troisième fois. Bilan: 25ème temps.
Heureusement, peu après la séance, le team se rend compte que je n'avais pas la bonne "tendreté" de pneu pluie. J'avais des gommes dures, alors que le reste des pilotes avait des gommes tendres. J'ai enfin compris toutes mes chutes.
Le team décide donc de me mettre les bons pneus pluie pour la seconde séance. Pas de chance, la seconde séance se disputera sous la pluie. (Je retrouve tours après tours mes sensations sous la pluie, sans toutefois être au maximum refroidi par mes trois chutes.) Ce qui fait que quasiment personne n'améliorera, sauf moi. Je termine troisième de la séance mais seulement à la 13ème place au général. Très loin sur la grille.
Dimanche, soleil, je fais un warm up moyen, prudent, sur une piste séchante et très piégeuse. J'ai un peu de pression et me demande comment je vais m'en sortir pour la course.
Je prends un excellent départ, passe 4 au premier tour mais devant les gars sont déjà à 8 secondes. Je ne roule pas à un bon rythme et fais une très mauvaise course, me battant avec mon coéquipier, et plusieurs autres pilotes aux motos standards. Je fini 5ème, à plus de 20 secondes de Mattieu Lussiana.
J'ai manqué de confiance, d'agressivité en cherchant en permanence à ne pas faire de faute pour ne pas cloturer le week-end par un zéro pointé. Ce que je n'aurais pas du faire.
Ce n'est pas bon comme résultat. Le team est déçu. Moi aussi Il faudra remettre du gaz pour la troisième manche de Nogaro début mai, car mon objectif, c'est le titre.
Me voilà avec 10 points de retard sur le nouveau leader. Une autre contre-performance comme celle-là sera très compromettante pour le titre !
En attendant, je retourne au lycée décompresser et prendre le recul nécessaire à l'analyse de cette compétition nivernaise.
Prochain rendez-vous, les 7/8/9 avril à Donington pour le championnat d'Angleterre...


1ère épreuve: le Mans, 18/19 mars
Mission accomplie...

Au terme de cet hiver interminable, ponctué de 3 petits roulages (Ales, Carthagène et Lédenon), il me tardait de démarrer le championnat, histoire de confirmer le travail réalisé durant l'intersaison. Beaucoup de changement cette année au sein des structures FFM. D'abord la création du team GP, présent au Mans pour permettre à Mike de se "roder" avant la première manche du mondial, le week-end prochain à Jerez, puis l'arrivée d'un nouveau coéquipier à mes cotés, Cyril Carillo, et pour finir la création d'un Challenge de l'Avenir à 8 pilotes. Y'avait beaucoup de bleu blanc rouge au Mans, preuve que la fédé a fait un sacré boulot pour aider ceux qui veulent se lancer plus serieusement dans la moto.
Coté météo, un froid sec, un peu de vent, mais rien de dramatique, on a connu pire et dans l'ensemble, c'était plutot pas mal, avec une très bonne organisation de l'ACO et une bonne présence du GMT de Christophe Guyot. Pour ce qui est du sport, tout avait assez mal commencé pour moi. Le jeudi,
problème technique avec le moteur et en plus, je n'étais vraiment pas dedans, je n'arrivais pas à me concentrer. Journée à oublier. Vendredi, casse moteur dès le début de la première séance, l'après midi, j'assure. Mon adversaire direct sera sans doute Matthieu Lussiana, qui dans le team de Karim, a l'air d'avoir la pleine forme. Samedi, première séance chrono, Mike
me colle deux secondes, et je relègue Matthieu à deux secondes également. Ca va sans doute s'accélérer en seconde qualif.
Malheureusement, je chute en début de séance. Après un passage au stand pour réparer les dégats apparents, je repars et mon sélecteur casse dans le tour de lancement, je dois repasser au stand pour repartir 5 minutes et faire 3 tours chrono sans
pouvoir améliorer, je n'avais plus de feeling avec l'avant et avais perdu un peu confiance à cause de ma chute. Je me fais devancer en fin de séance par Matthieu Lussiana et obtiens le troisième temps. Mais bon, j'ai confiance en l'équipe et en mes capacités, je suis sûr que dimanche, ca va le faire. Et ça l'a fait. Une petite faute au premier virage, je me retrouve 5ème, je
remonte un à un mes adversaires, passe Matthieu et termine second, derrière l'intouchable Mike (il me met 4 secondes au tour, c'est dire les progrès que j'ai à faire!) mais avec 8 secondes d'avance sur Matthieu. Ca fait plaisir.
Grand merci à tout le team FFM, entraineurs, mécanos, qui ont fait un super boulot. Comme tout le monde était un peu à cran, vu le lancement du team GP, le démarrage du Challenge de l'Avenir, c'était vraiment du boulot de tout mener de front et tout s'est bien passé. Félicitations à mon copain d'Albi, Valentin Debise, 14 ans, qui termine 4ème au scratch, second cadet et premier du challenge de l'Avenir. Avec une moto d'origine, faut le faire. Comme quoi il n'est pas nécessaire d'investir dans de la mécanique pour obtenir de belles places.
Prochain rendez vous, le week-end prochain à Magny-Cours. Bonne nouvelle, ça ne roule pas le jeudi, je gagne une journée de lycée...Pour préparer les futurs CPE...


Enfin mes premiers essais !

C'est sur le circuit d'Ales, à quelques mètres des locaux du CIP, le lundi 6 février dernier, que ce sont déroulés les premiers essais de la structure fédérale au grand complet. Mike Dimeglio, pilote officiel FFM en GP, Cyril Carillo et moi même pour le team EDF, et les 9 nouveaux pilotes admis à disputer le challenge de l'Avenir. Ca fait du bruit!

Tout le monde a pu mesurer, grace au fait que nous avons tous roulé avec des motos neuves, sortant de caisse, la différence qui existe entre un pilote de GP (Mike a roulé en 1'19), un pilote EDF (j'ai fait 1'21 régul, Cyril étant à quelques dixièmes de mon meilleur chrono) et le challenge de l'Avenir où il y a une différence un peu plus importante.
Tout s'est très bien passé, pas trop froid, les motos ont bien marché et l'équipe se rode. En tous les cas, la présence de Mike est très stimulante. Nous partons du 13 au 15 février à Carthégène, en Espagne, et là, ce devrait être plus sérieux car les motos vont tout doucement commencer à évoluer.
Je vous tiens au courant...